
HISTOIRE & PATRIMOINE
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Situé à neuf kilomètres au nord de Colmar, Ostheim est une commune de la plaine d'Alsace, proche du vignoble et du piémont Vosgien. Le village est traversé par la Fecht, qui prend sa source dans les hauteurs de la vallée de Munster. La rivière a été une grande richesse, en façonnant et modelant le paysage ; mais elle a aussi donné beaucoup de tourments lors de ses innombrables crues.
La commune se trouve sur l'axe routier principal nord-sud (la route nationale 83) et ferroviaire, (la ligne Bâle-Strasbourg).
Son ban s'allonge du nord au sud sur environ cinq kilomètres et couvre au total 816 hectares. Il est limité par Guémar au nord, Colmar à l'est, Beblenheim et Zellenberg à l'ouest, Bennwihr et Houssen au sud. Pour se déplacer, les habitants peuvent parcourir les 10.715 m de voirie communale, sans compter les chemins.
Démographie
En 1849, Ostheim compte 1.730 habitants. Ce chiffre va fortement diminuer au début du XXe siècle : en 1910, seuls 1.078 personnes résident encore dans le village. En effet, entre 1850 et 1860, la commune connaît une vague d’émigration sans précédent, puisque environ 20 % de la population va faire le choix de partir vers l’Amérique.
En 1968, 1.329 habitants sont recensés à Ostheim. En 1999, le village compte 1.371 résidents.
Depuis, en 10 ans, la population d’Ostheim a augmenté de 18 % pour atteindre 1600 habitants au dernier recensement de 2009.
Venez découvrir Ostheim grâce à son circuit
"Le plus beau village" :
Ostheim a participé en septembre 2014 à l'émission "le plus beau village" de France Bleu Alsace et animée par Guy Wach.
Retrouvez ici les interviews diffusées lors de l'émission :
https://www.francebleu.fr/emissions/le-plus-beau-village/le-plus-beau-village-ostheim
Les récentes fouilles archéologiques de 2007 nous éclairent sur le passé lointain de notre village.
En particulier une lame de hache en jadéite. D’une longueur de 18,6 centimètres, elle était plantée verticalement dans le sol, tranchant vers le haut. Elle est datée de la seconde moitié du 5e millénaire avant J.-C., et après avoir serve à l’abattage d’arbres elle a été à nouveau soigneusement polie pour l’amincir et la lustrer. L’état de surface de cette lame et la position de son dépôt en font très probablement un objet à connotation religieuse.
Ces recherches archéologiques ont montré que le site a été occupé de façon permanente dès l’époque protohistorique (vers 2200 avant J.C. à 50 avant J.C.), puis surtout au haut Moyen Âge, au cours du VIIe et du VIIIe siècle, telle que l’atteste la présence de près d’un millier de structures excavées (trous de poteaux ou de piquets, fosses, cabanes excavées, silos, puits, etc.), ainsi que la mise à jour 14 sépultures datant de l’époque mérovingienne et du début de l’époque carolingienne.
Le premier document connu mentionnant le nom d’Ostheim date du 19 juin 785. Il s’agit d’un acte signé par le roi Karl Huges faisant don de ses possessions en Alsace, dont celles à Ostheim, auprès de l’abbaye de Fulda, érigée en l’honneur de Saint Boniface.
Au début du XVe siècle Ostheim est un village assez important, dont les habitants s'occupent principalement d'agriculture et d'élevage. Des noms comme Nachtweid (le pâturage de nuit), Sauwasen (le pâturage pour porcs), Gaensmatt (le pré aux oies), le Hirtenbrunnen (le puits des bergers) rappellent ces temps anciens.
Ostheim fait dans un premier temps parti du comté de Horbourg mais il est difficile de dater l’appartenance d’Ostheim à cette maison seigneuriale. En 1324, le comté de Horbourg passe, par achat, à la maison de Wurtemberg et le village d'Ostheim est englobé dans la seigneurie de Riquewihr, avec les communes de Riquewihr, Mittelwihr, Beblenheim, Hunawihr et Aubure. Néanmoins, pendant quelques années, la commune d’Ostheim, formera, avec le village de montagne Aubure, une seigneurie particulière. En effet, en 1701, le prince régnant à Montbéliard, Léopold-Eberhardt, cède les deux communes d’Ostheim et d’Aubure à sa sœur Anne. La princesse Anne, souveraine d'Ostheim, décèdera en 1733, à l’âge de 73 ans.
Jusqu’en 1534, Ostheim est un village catholique. La réforme est alors introduite dans la seigneurie de Riquewihr, notamment grâce aux efforts du prédicateur Mathias Erb de Riquewihr. Le comte Georges de Wurtemberg sera un ami et protecteur ardent de la réforme. Jusqu'à sa mort en 1558, la seigneurie de Riquewihr restera réformée. Après la guerre de Trente Ans, l'Alsace devient française. Le roi de France, Louis XIV et ses successeurs, y exerce sa souveraineté, mais Ostheim reste la propriété des ducs de Wurtemberg et ce jusqu'à la révolution de 1789. A partir de 1670 Louis XIV exigea que partout où résident au moins sept familles catholiques, le chœur et l’usage de la nef soient mis à la disposition du culte catholique. C’est le « simultaneum » qui a été institué en particulier à Ostheim en 1687.
Après 1870, Ostheim, comme l’ensemble de l’Alsace, vit à l’heure germanique sous la domination de l’empereur prussien. Pendant la Première Guerre mondiale le village lui-même ne fut pas touché, mais 34 de ses enfants sont morts sous l’uniforme.
A travers les temps, Ostheim, de par sa situation particulièrement exposée dans la plaine d’Alsace subit toutes sortes de vicissitudes : les luttes contre les mercenaires sauvages du XIVe siècle, la guerre des Armagnacs, la guerre des Paysans, la guerre de Trente Ans, la guerre de Hollande, la guerre de 1870 et les conflits du XXe siècle.
La Seconde Guerre mondiale est désastreuse pour Ostheim. Situé dans la Poche de Colmar, bombardé pendant près de deux mois, de novembre 1944 à janvier 1945, pour libérer un passage sur la rivière la Fecht (âprement défendue par les Allemands), Ostheim est détruit à 98%. Les deux églises, la mairie, les écoles, des entreprises industrielles, commerciales et artisanales forment un immense amas de ruines.
En reconnaissance, le 11 novembre 1948, Ostheim obtient la citation de la commune avec attribution de la Croix de Guerre avec étoile de vermeil.
Dès la fin de la guerre, un village provisoire est élevé à l’écart. Un nouveau plan d’urbanisme est dressé par René Schmitt, architecte de la reconstruction, avec la définition de nouveaux emplacements pour les deux églises et la mairie fixant le centre du village autour du pont sur la Fecht et la création d’un nouvel axe principal traversant le village.
La nouvelle mairie sera inaugurée le 18 juin 1950. Pour les habitants d’Ostheim, le 6 septembre 1953 représente une journée exceptionnelle qui marque la renaissance du village. Ce jour-là sont inaugurés : le pont de la Fecht, le dépôt d’incendie, le château d’eau, le monument aux morts et l’éclairage public en fin de journée.
La reconstruction s’achève en 1960, mais le village a continué d’évoluer par la création de lotissements et l’implantation de petites industries.
Le blason d’Ostheim
D'or à la ramure de cerf de gueules en pal, sur un mont de trois coupeaux de sinople duquel sont mouvants un soc de charrue de sable à dextre et un coutre de même à sénestre, et deux lettres majuscules O et S, aussi de sable, posées en chef, l'une à dextre et l'autre à sénestre.
Ostheim possédait ces armoiries dès la fin du XVIIe siècle. La ramure de cerf évoque la famille de Wurtemberg qui porte "d'or à trois ramures de cerf de sable posées en face, l'une sur l'autre". On suppose que les lettres majuscules O et S signifient Ostheim et Schoppenwihr.
Schoppenwihr, un domaine rattaché à Ostheim
Du XVe siècle à nos jours, diverses familles ont possédé le domaine de Schoppenwihr qui a eu la singularité de ne pas être aliéné : ce fut toujours un « franc-alleu », c’est-à-dire une terre libre. Les alliances successives et les filiations ont permis de transmettre le domaine de génération en génération, sans jamais le démembrer et pour former une des plus belles propriétés d’Alsace.
L’histoire de la cloche des Wurtemberg
Dans le clocheton de la mairie d'Ostheim avant-guerre, se trouvait une petite cloche de 1662, date à laquelle Ostheim appartenait aux ducs de Wurtemberg. Elle servait surtout de tocsin et sonnait le couvre-feu tous les soirs à 22 heures.
Pendant la Première Guerre mondiale, les autorités allemandes ont décrété que toutes les cloches devaient servir à faire des canons. Toutes les cloches des villages avoisinants sont transportées à la gare de Ribeauvillé, pour être acheminées par rail vers une fonderie en Allemagne.
A ce moment-là, le château de Schoppenwihr abrite une maison de repos pour la convalescence des officiers allemands. Elle est dirigée par le colonel Oberst von Glaubitz d'origine wurtembergeoise qui se promène tous les jours à cheval dans la région. C’est ainsi qu’il remarque sur le quai de la gare la petite cloche, avec les armoiries des Wurtemberg. Il se rend aussitôt chez le maire d'Ostheim pour lui donner l’ordre d'aller immédiatement rechercher la petite cloche : « Cette cloche provient du temps des Wurtemberg et ne doit pas être fondue ». La petite cloche des Wurtemberg retrouve alors sa place dans le clocheton de la mairie.
En 1932, la petite cloche des Wurtemberg, dont le tintement est faussé par une fêlure sera remplacée par un nouveau tocsin .
Depuis le 18 juin 1950, date de l’inauguration de la nouvelle mairie, les deux cloches sont exposées dans la salle du conseil municipal de la mairie d'Ostheim.
"Le plus beau village" :
Ostheim a participé en septembre 2014 à l'émission "le plus beau village" de France Bleu Alsace et animée par Guy Wach.
Paul OSTERMANN, sénateur du Haut-Rhin de 1935 à 1945

Né le 24 janvier 1878 à Ostheim dans une vieille famille terrienne, Paul Ostermann fait ses études au lycée de Colmar et suit les cours des écoles d'agriculture du Wurtemberg et de Nancy. Puis, il fait des stages dans de grandes fermes anglaises, avant de revenir en Alsace se consacrer à l'exploitation de ses domaines de Ribeauvillé et de Riquewihr. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur le 5 août 1933.
Elu conseiller municipal d'Ostheim en 1903, maire en 1908, membre écouté de plusieurs organisations agricoles, il est élu sénateur du Haut-Rhin à l'élection partielle du 7 avril 1935, par 476 voix sur 901 suffrages. Il est réélu le 14 janvier 1936, au second tour, par 554 voix sur 955 votants.
Elu dans un programme de défense des intérêts de l'agriculture et de la viticulture, Paul Ostermann n'appartient à aucun groupe. Il sera membre de plusieurs commissions (commerce, douanes, administration générale, comptes définitifs). Paul Ostermann ne prit pas part au vote de l'Assemblée nationale le 10 juillet 1940 qui confie les pleins pouvoirs au gouvernement sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain.
Retiré de la vie politique, il meurt le 25 septembre 1956 à Ribeauvillé.
Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français »,
Jean Jolly (1960-1977)
Lt. Général John Wilson O’DANIEL (dit Iron Mike)

Libérateur d’Ostheim.
C’est sous les ordres du général John W. O’Daniel, que la 3e Division d’Infanterie U.S. occupe, partir de fin décembre 1944, un secteur de front allant de Guémar à Mittelwihr et libère Ostheim le 23 janvier 1945.
C’est une des plus remarquables divisions d’infanterie des Etats-Unis. Elle fut citée à l’ordre de l’armée, le 15 mars 1945, par l’attribution de la Croix de Guerre avec Palme par le général Charles de Gaulle.
Né le 1er février 1894 à Newark, New-Jersey, U.S.A., le Général O’Daniel fut au combat pour la première fois en soldat assigné à la Compagnie E, 1er Régiment de Delaware National Guard, à Denning au Nouveau- Mexique lors d’un conflit avec la Mexique en 1916.
Tout au long de sa longue et brillante carrière, le Lt. Général John W. O’Daniel fut au combat: durant les conflits à la frontière mexicaine, pendant la Première Guerre Mondiale, la Seconde Guerre Mondiale et le conflit Coréen. Il fut également conseiller militaire U.S. pour les Français à Saigon pendant les années 50. Le Lt. Général John W. O’Daniel était connu pour sa cicatrice sur la joue gauche qui d’après les rumeurs résultait d’un duel au sabre. En fait il fut touché par un éclat d’obus allemand lors de l’attaque de St. Mihiel Salient pendant la première Guerre Mondiale.
Pendant la Second Guerre Mondiale le Lt. John W. O’Daniel alors Général Major, commandait la 3ème Division d’Infanterie et la menait de victoire en victoire contre les Allemands : de Fedala au Maroc, de Bizerte en Tunisie, de Palerme en Sicile, Anzio en Italie, en France la Provence, les Vosges, Strasbourg, la Poche de Colmar, le Rhin, en Allemagne
Nuremberg, Berchtesgaden et Salzburg. Le Lt. John W. O’Daniel se souvenait avec fierté “Ma Division a pris Berchtesgaden et nous avons hissé le drapeau américain sur la forteresse d’Hitler ».
Il est mort le 25 mars 1975 à San-Diego Californie. Il fut enterré le 29 mars 1975 au cimetière de « Fort Rosecrannns » San-Diego, Californie.
Source: Extrait du Public Affairs Office « The Third Infantry Division » (New Release 8700 Würzburg Germany) Captain Kirk Frad y- Pubic Affairs Officer Third Infantry Division.
En date du 11 novembre 1987 et par arrêté du 3 juin 1988 le conseil municipal décide de nommer l’impasse située entre le N°. 29 et le N°. 35 de la route de Colmar « rue du Général John Wilson O’DANIEL ».
Jean-Daniel OEHLERT (1765-1814)

Jean-Daniel OEHLERT (1765-1814), un Ostheimois commande une troupe de contre-chouans à l’époque de la révolution.
Jean-Daniel Oehlert est né à Ostheim le 6 juillet 1765. Il s’engage au régiment d’Alsace le 6 août 1787, est incorporé au 5e bataillon du Haut-Rhin, nommé capitaine le 16 septembre 1792, et prend part à 52 combats avant sa venue dans la Mayenne. En 1795, une compagnie de contre-chouans est créée. Jean-Daniel Oehlert est placé à la tête de celle de Laval. Etranger au pays comme la plupart de ses hommes, il comprend cependant mieux que personne la guerre de partisans.
Capitaine de 85e demi-brigade, il fut chargé par le général en chef du commandement de cette compagnie, avec Laval pour résidence.
Connu sous le nom de « Grand-Pierrot » ou de « Grand-Allemand » (son passeport conservé aux archives de la Mayenne nous informe sur sa taille : 1,90 m), Jean-Daniel Oehlert devient rapidement le principal ennemi des chouans mayennais. Aussi, Claude-Augustin Tercier, ancien officier de l’armée royale, chef des chouans de Vaiges, est résolu à s’en débarrasser. Le plan qu’il imagine échoue.
Pendant la durée de sa présence en Mayenne, Jean-Daniel Oehlert est continuellement aux prises avec les chouans. Il raconte : « Beaucoup de personnes se sont étonnées de m’avoir vu conserver la vie sauve ; car, obligé de me battre trois, quatre, cinq et même six fois par jour avec les rebelles, mes habits ont été traversés de part en part, sans que j’ai été blessé ». Il écrit dans une lettre publiée dans un journal républicain qu’ « il a constamment battu les chouans qui le regardaient comme un sorcier et disaient qu’il charmait les balles ».
Grâce à cette réputation d’invincibilité, sa réputation est née !
La Mayenne pacifiée, Jean-Daniel Oehlert est appelé à de nouvelles fonctions en novembre 1796 et entra dans la garde du Directoire à Paris. Il y réside avec sa femme Françoise-Marie-Madeleine Pottier-Fortinière, originaire de Laval.
Deux ans plus tard, il est de retour en Mayenne avec le grade d’adjudant-colonel. L’administration du département de la Mayenne et les habitants ont demandé qu’il reprenne du service contre les « mécontents », chouans qui se sont organisés pour mener une nouvelle révolte à l’occasion des défaites militaires que connaît alors la République. Notre officier républicain ne « charme » plus les balles. Il en reçoit trois lors d’un combat contre les chouans. Grièvement blessé, il ordonne à ses hommes de poursuivre leurs ennemis plutôt que de s’occuper de lui. Il est rapatrié à Laval, et devant la gravité de la blessure, la décision est prise de le transférer à Paris. Les conditions de voyage (15 jours) sont si mauvaises qu’il imagine le plan d’une « machine » pour transporter les blessés, qui sera soumis à Bonaparte, premier consul.
En 1798 il devient commandant de la forteresse d’Oléron. Il est nommé adjudant supérieur chef de brigade titulaire en 1801 par Bonaparte. Il finit ses jours à Laval où il meurt le 5 décembre 1814.
Sources :
Abbé Alphonse Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, imp. Goupil, 1900-1910
Anthony Robert, Jean-Daniel Oehlert et ses armes, un alsacien contre les chouans, revue Maine Découverte n° 66 sept. – oct. – nov. 2010
Ernest Laurain, Chouans et contre-chouans Denis Brice dit Tranche-montagne Daniel Oehlert dit le Grand-Pierrot, Laval, Goupil, 1928
Archives départementales de la Mayenne, Laval
Heinrich SCHICKHARDT

Ostheim adhère à l’Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe Heinrich Schickhardt
La commune d’Ostheim a décidé de poser sa candidature pour intégrer « L’Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe Heinrich Schickhardt ». En effet, lors de ses recherches historiques, le groupe « Histoire et Patrimoine » de l’ACLO a découvert l’existence à Ostheim d’un « moulin à eau à quatre roues et à quatre tournants » construit en 1608 par cet architecte de renom, et dont il ne reste que le souvenir.
Une délégation ostheimoise (le maire Roger Fritsch, l’adjoint honoraire René Hengel et le conseiller municipal Jean-Marc Burgel) s’est rendue le 27 avril 2013 à l’assemblée générale de l’association "Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe Heinrich Schickhardt". Lors de cette manifestation organisée à Sulz am Neckar, la commune d’Ostheim est devenue membre de l’association et a ainsi rejoint Horbourg-Wihr et Riquewihr.
L’association « Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe Heinrich Schickhardt »
Fondée en 1998 et présidée par Denise Rietsch, adjointe au maire d’Horbourg-Wihr et présidente de la société d’histoire ARCHIHW, cette association compte 22 villes membres (voir carte). Elle multiplie les initiatives pour faire connaître l’œuvre d’Heinrich Schickhardt : la réalisation d´un inventaire de son œuvre et d´une exposition itinérante, la parution d´un ouvrage sur ce maître d´œuvre, l’organisation de colloques. Il est important de souligner que l´association repose sur la volonté d´hommes et de femmes de promouvoir les relations franco-allemandes, les échanges culturels et le bilinguisme entre ces deux pays, à travers Heinrich Schickhardt.
Dès 1992, le Conseil de l’Europe retenait le thème « Heinrich Schickhardt » et reconnaissait le regroupement des villes liées entre elles par Schickhardt comme un Itinéraire Culturel Européen. Enfin, en 2004, les Itinéraires Culturels Européens ont été rebaptisés par le Conseil de l’Europe. Une nouvelle mention leur a été attribuée : Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe.
Heinrich Schickhardt, architecte de la Renaissance
Heinrich Schickhardt (1558-1635), a marqué pendant un demi-siècle le visage du Wurtemberg et de régions aujourd´hui françaises : l´Alsace et le Pays de Montbéliard. Il fut surnommé le « Leonardo da Vinci souabe ».
Ce maître d´oeuvre, très polyvalent, travailla en tant qu´architecte, ingénieur et urbaniste, notamment auprès du Duc Frédéric 1er de Wurtemberg. En tant qu´urbaniste, il élabora des quartiers entiers comme à Montbéliard, créa des villes entières à partir de rien, comme à Freudenstadt, ou réorganisa des villes incendiées. En tant que maître d´oeuvre du Wurtemberg, il planifia, rénova et conçut de nombreux bâtiments et ouvrages techniques (ponts, moulins, fontaines, etc.). Au cours de sa vie, Schickhardt a construit ou transformé plus de 50 châteaux et manoirs.
Pour en savoir plus :
www.heinrich-schickhardt-kulturstrasse.de (site bilingue)
Ostheim adhère le 27 avril 2013
à l’Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe
Heinrich Schickhardt
La commune d’Ostheim a décidé en 2013 de poser sa candidature pour intégrer « L’Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe Heinrich Schickhardt ». En effet, lors de ses recherches historiques, le groupe « Histoire et Patrimoine » de l’ACLO, Association Culture et Loisirs d’Ostheim, a découvert l’existence à Ostheim d’un « moulin à eau à quatre roues et à quatre tournants » construit en 1608 par cet architecte de renom, et dont il ne reste que le souvenir.
Une délégation ostheimoise (le maire Roger Fritsch, l’adjoint honoraire René Hengel et le conseiller municipal Jean-Marc Burgel) s’est rendue le 27 avril 2013 à l’assemblée générale de l’association "Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe Heinrich Schickhardt". Lors de cette manifestation organisée à Sulz am Neckar, la commune d’Ostheim est devenue membre de l’association et a ainsi rejoint Horbourg-Wihr et Riquewihr.
L’association
« Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe
Heinrich Schickhardt »
Fondée en 1998 et présidée par Denise Rietsch, adjointe au maire d’Horbourg-Wihr et présidente de la société d’histoire ARCHIHW, cette association compte 22 villes membres (voir carte). Elle multiplie les initiatives pour faire connaître l’œuvre d’Heinrich Schickhardt : la réalisation d´un inventaire de son œuvre et d´une exposition itinérante, la parution d´un ouvrage sur ce maître d´œuvre, l’organisation de colloques. Il est important de souligner que l´association repose sur la volonté d´hommes et de femmes de promouvoir les relations franco-allemandes, les échanges culturels et le bilinguisme entre ces deux pays, à travers Heinrich Schickhardt.
Dès 1992, le Conseil de l’Europe retenait le thème « Heinrich Schickhardt » et reconnaissait le regroupement des villes liées entre elles par Schickhardt comme un Itinéraire Culturel Européen. Enfin, en 2004, les Itinéraires Culturels Européens ont été rebaptisés par le Conseil de l’Europe. Une nouvelle mention leur a été attribuée : Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe.
Heinrich Schickhardt,
architecte de la Renaissance
Heinrich Schickhardt (1558-1635), a marqué pendant un demi-siècle le visage du Wurtemberg et de régions aujourd´hui françaises : l´Alsace et le Pays de Montbéliard. Il fut surnommé le « Leonardo da Vinci souabe ».
Ce maître d´oeuvre, très polyvalent, travailla en tant qu´architecte, ingénieur et urbaniste, notamment auprès du Duc Frédéric 1er de Wurtemberg. En tant qu´urbaniste, il élabora des quartiers entiers comme à Montbéliard, créa des villes entières à partir de rien, comme à Freudenstadt, ou réorganisa des villes incendiées. En tant que maître d´oeuvre du Wurtemberg, il planifia, rénova et conçut de nombreux bâtiments et ouvrages techniques (ponts, moulins, fontaines, etc.). Au cours de sa vie, Schickhardt a construit ou transformé plus de 50 châteaux et manoirs.
Pour en savoir plus :
www.heinrich-schickhardt-kulturstrasse.de (site bilingue)
http://archihw.org/
